LUIGI MILANI

Laissez parler l’artiste …!
C’est un sensation étrange et agréable qui nous submerge, quand survient de façon inattendue, ce que nous cherchions depuis si longtemps.
C’est ce qui m’est arrivé avec les « pneus de vélo »
Je pense que ce diction indien révélateur « Les idées sont dans l’air, prêtes à être cueillies » est totalement vrai.
Pendant près de vingt ans, j’ai cherché comment exprimer dans l’art, de manière originale, le ressenti de mes émotions, sa relation avec une histoire, ou même sa propre histoire.
J’ai toujours travaillé dans le domaine de la figuration, peignant des portraits tout en ayant cette idée, cette « obsession » d’une originalité qui pourrait me transporter.
J’ai testé différentes manières, différentes « veines » de l’art. Je réalisais des œuvres originales, mais qui ne m’apportaient pas l’émotion que j’attendais. Certaines m’apportaient des émotions, mais semblaient être copiées sur d’autres artistes: comme des chemins déjà ouverts et couverts par les autres.
J’y pensais constamment, mais rien à faire, je ne pouvais pas le faire correctement!
Jusqu’au jour où, j’ai apporté le vélo de ma femme pour le faire réparer.
Pendant que je parlais au mécanicien, je l’ai vu changer le pneu usé, très usé, pour un nouveau.
J’ai pris ce vieux pneus dans les mains et j’ai ressenti une étrange sensation: mon esprit s’est allumé et mon cerveau s’est emballé avec ferveur, comme ce serait le cas pour un voyageur assoiffé, voyant une oasis au loin. Le mécanicien me parlait, mais mon esprit était ailleurs, dans une autre dimension.
Je pensais alors à celui à qui appartenait ce pneu, qui l’avait utilisé jusqu’à l’user tel que je le voyais aujourd’hui.
Peut-être était ce quelqu’un qui allait travailler? Peut-être une mère accompagnant son enfant à l’école? Ou quelqu’un allant faire du shopping?
Et puis, et puis, le plus beau: je me suis souvenu être un garçon romantique, et donc, je pensais à un amant utilisant son vélo pour faire une escapade avec sa petite amie.
Donc, pas de doute, je devais rapporter un peu de ce matériau considéré comme un déchet bon à être jeté.
Je demandai au mécanicien s’il pouvait me donner quelques vieux pneus. Il m’a dit de regarder à l’arrière-boutique où il stockait les déchets et que si je pouvais tout prendre ça lui rendrait service.
En fait, décrire ce que je découvrais dans cette « montagne » de pneus n’est pas évident.
Ce qui pouvait paraître comme du rebus pour tout un chacun, était pour moi une véritable usine émotionnelle, quelle merveilleuse pensée que celle de toutes les histoires qui étaient là, dans cette montagne de caoutchouc.
Et je ne vous parle pas de mon émotion quand j’ai tenu entre les mains un pneu de petit diamètre, celui d’un vélo d’enfant.
Ce fut le moment le plus touchant parce que j’imaginais les sauts de joie, de bonheur et de tous les baisers qu’il avait donné à ses parents pour ce premier vélo, souhaité depuis si longtemps.
Et puis, je souriais, dans mon cœur, pensant à ses cris lors de ses premières chutes.

Mamma Mia! Combien émotions étaient là?
(Je pense l’avoir dit à haute voix, sans le savoir, parce que le mécanicien m’a dit: « pardon? » auquel je répondis « Rien! »).
Pour conclure, j’ai finalement trouvé ce que je cherchais depuis si longtemps.
Un simple et banal pneu usé, plein d’histoires et d’émotions.
Il suffisait de le toucher pour comprendre.
Depuis que je travaille sur le « caoutchouc de Vélo », je ne vieillis plus.
Et maintenant, sur mon calendrier, tous les jours sont marqués d’un signe vert.
Le signe vert est une chose si simple à faire: mettre un signe vert chaque jour où vous avez fait au moins une chose agréable.
Et puis, pendant tous ces jours, vous ne vieillirez pas; tous ces jours où l’on ne peux que penser à cette phrase de Nietzsche: « La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil », signée en vert et pour ne plus vieillir.

Luigi Milani

UN SUCCESSO DELL’ARTISTA RODIGINO LUIGI MILANI A PALAZZO ZENOBIO
Yes, we bike. Sulle strade italiane si stima ne girino già 25 milioni, con oltre 3 milioni di ciclisti abituali (secondo Confindustria Ancma).
Sobria, interclassica, chic, ecologica: la bicicletta ha invaso le città, gli eventi e persino i discorsi degli italiani, diventando, silenziosamente ma implacabilmente il simbolo di una rivoluzione culturale. Luigi Milani, artista rodigino ne ha preso la parte più importante: i copertoni delle ruote, li ha e li taglia sapientemente a pezzettini e li accosta l’un l’altro, come solo lui sa fare, creando alla fine un mosaico, una vera opera d’arte ed a pieno titolo, un evento quando si presenta al pubblico.
Dopo il vernissage di successo, con titolo ‘Ladri di biciclette’, appunto per l’utilizzo dei pneumatici, nella Galleria Selective Art a Parigi di Mario Rizzardo e Gabriella Artoni, anch’essi rodigini, è poi stato a Firenze, ad Arte fiera di Genova, alla Galleria ARTissima di Silvia Prelz ad Abano Terme e successivamente, con una personale, alla galleria di Brescia.
“In bike we trust” (nella bici abbiamo fiducia) il motto del recentissimo Fuori Salone di Milano, dove le due ruote sono state protagoniste degli happening più glam, e si può affermare anche per Luigi Milani giunto al nuovo e prestigioso traguardo, Palazzo Zenobio venerdì scorso, ne è stato protagonista con l’inaugurazione di ‘Ladri di bicilcette’ catalizzando l’attenzione di tutti anche degli altri artisti presenti ad esporre le loro opere, un successo!
Presente all’iniziativa il presidente del Conservatorio Musicale “F. Venezze” nonché presidente della Casa di Cura “Citta di Rovigo, il professor Ilario Bellinazzi che, con la riconosciuta competenza, ha commentato come segue le opere di Milani esposte: “Una matericità creativa, innovativa fortemente chiaro scurale, nell’apparente omogeneità cromatica. Il risultato conseguito è da ritenersi a dir poco ‘rivoluzionario’, un’innovazione così pregnante di creatività e fantasia, ha oggi, pochi riscontri in Italia. Il sentimento che ha spinto l’artista a presentarsi alla critica ed al pubblico rivela un profondo amore per la ricerca nell’arte di nuovi scenari, nuovi spazi, nuove prospettive. Il percorso che Milani andrà a fare non potrà che essere ricco di soddisfazioni per l’affermazione certa a livello nazionale ed internazionale.” ha concluso.

‘Elogio della bicicletta’ scritto da Ivan Illich dove teorizza una ‘ristrutturazione sociale dello spazio che faccia continuamente sentire ognuno che il centro del mondo è proprio lì dove egli sta, cammina e vive’ e l’arte di Luigi Milani ha portato la sua città, Rovigo al centro delle capitali dell’arte: Venezia e Parigi e sicuramente con altre mete ancor più prestigiose.

Stefania Sgardiolo
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