KANG CHAN MO

En septembre 2006, le premier jour de mon arrivée en Corée, ce beau pays, j’ai rencontré M. Kang Chan-mo, peintre coréen modeste et charmant, dans le quartier d’Insadong à Séoul. Sa chaleur, son langage limpide et sa générosité me poussaient naturellement au respect. Comme envoûté, je me suis trouvé absorbé dans ses peintures et dans l’atmosphère paisible que ses couleurs dégagent, alors même qu’il rangeait ses oeuvres pour une exposition dans la galerie. Parfois, dans la vie, des liens forts se créent spontanément dès l’instant de la rencontre. J’ai trouvé dans ses oeuvres un univers qui m’était familier et je l’ai ressenti comme de pures pensées créatives.

L’amour éternel et l’espoir dont parle Kang Chan-mo se reflètent dans la collection « Belles montagnes » dont l’énergie nous illumine. La méditation du peintre sur l’énergie de l’univers nous atteint par sa façon de dialoguer, ses peintures réalisées sur les papiers préparés à l’orientale et son usage des couleurs naturelles venant de la terre.

Sa montagne est blanche, couleur de pureté et d’authenticité. Elle est calme dans le bruit du silence. Son ciel est bleu mystérieux comme l’énergie qui entoure la planète. Ses montagnes ressemblent au bouddha qui prie dans le silence, le mystère, la paix et la solitude face à l’éternité.

L’art est à la fois une puissante forme de communication et de méditation dans notre société. Dans les oeuvres de Kang Chan-mo, il est possible d’entrevoir son corps, son coeur et son âme transmis aux papiers par le mouvement de ses mains et de ses pinceaux exprimant ses philosophies.

Ancien directeur du musée national d’Art coréen et critique d’art renommé, M. Oh Kwang-soo présentait ainsi les oeuvres de Kang Chan-mo:

« Ses peintures ne devraient pas être interprétées dans une logique. Avec une vision trop classique, elles pourraient être qualifiées de naïves et d’absurdes. Quand une personne est arrivée au sommet de la pureté, la moindre technique pourrait lui sembler superflue. Je crois que Kang Cha-mo cherche à prier dans l’acte de peindre au lieu de considérer celui-ci comme simple travail manuel. Comme il n’a pas séparé la vie qu’il souhaite poursuivre et son travail, il cherche à ne pas séparer ses rêves de sa réalité.« 

A travers les chemins de l’amour et de l’espoir, les montagnes de Kang Cha-mo nous communiquent l’amour de l’humanité de façon simple mais très puissante.

< >